Les Chroniques de Shookett

billets d'humeur et d'humour, pis d'abord je dis ce que je veux !

06 mai 2007

Prom'nons nous dans ces p*** de bois...

Je viens de jeter un coup d'oeil à mes stats, et ça fait peur... alors je reprends les rennes paske ça va bien 5 mins (mais pas plus).

Donc voilà, comme annoncé dans ma dernière note, j'ai plein de choses à raconter, parce qu'en ce moment mon surnom c'est un peu loose-girl, la fille à qui il arrive que des merdes.

Illustration du mardi, on est le premier mai, ça fait trois jours que je larve chez moi, j'ai pris racine sur le canapé et sémal. Vers 16h00 je me dis que j'irai bien voir si quelques brins de muguet ont survécu à la canicule et aux balades de mes voisins. J'enfile un vieux jean's, un tee-shirt, je prends ma montre (une jolie montre Es*rit que je me suis offerte pour la Saint-Valentin y'a deux ans) (wé je me fais des cadals à moi) (wé je m'aime). Finalement je prends mon portable aux cas où. Les clefs et andiamo.

Chez moi, ce qui est chouette c'est que j'habite tout près de la forêt, une chouette forêt, avec plein d'arbres, de chemins, des fleurs, des bestioles, des (saletés de) moustiques. et des (saloperies de) sentiers. Genre vous l'avez compris cette balade en forêt j'l'ai légèrement en travers du pif.

16h30 chuis dehors, 17h toute trace de civilisation a quasiment disparu de mon champ de vision. Et je marche, je me dis bon une tite balade, dans une heure je suis de retour chez moi, juste histoire de me mettre en apétit.

Pfff steu conne.

Sur un chemin je trouve une flêche que je connais pour être l'indication de chemins de randonnées par chez moi, celui proche de chez moi que je connais il fait pas plus de 10 kms, nickel... si je le prends en plein milieu j'en ai plus que 5 à faire. Logique na ?

Bah non.

Au début c'est chouette... je marche je suis les flèches et je vois même un p'tit brin de muguet tout seul tout triste, qui me fait tellement pitié que je préfère ne pas l'arracher à sa terre nourricière. Faut dire aussi que Polochon adore le muguet, genre même sans vinaigrette il les bouffe quand même. Je continue ma balade, je joue à suivre la route de briques jaunes flèches bleues.

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Y'a des arbres...

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Et des heu... maisons.

Le temps passe, je suis les flèches, mais franchement vers 18h elles me sortent un peu par les trous de nez les flèches, les arbres aussi... quant aux maisons bin si je pouvais à voir un peu plus et surtout avec plus de vitres ce s'rait chouette...

Aux alentours de 18h20, finalement les flèches je les aime... et les gens aussi... mais là en fait le problème c'est que je vois plus personne... et y'a plus de flèches non plus. C'est embettant, paske je vois pas du tout ou je suis...

Finalement en plein milieu des arbres, je vois une maison, refaite, avec des vitres, une porte, grande et tout... Mais en fait non, c'est pas une maison, mais presque un château. Bon des châteaux y'en a par chez moi, mais plus vieux, et assez loin quand même... Alors non c'est pas un de ceux-là... je veux pas... c'est pas possible...

Oué m'enfin là ça fait long... et finalement je demanderai bien mon chemin, mais je suis pas sûre que Marguerite ou Jolly Jumper ils peuvent m'aider. Alors je continue... L'envie de faire demi-tour me carresse (l'esprit, paske l'envie qui carresse quelqu'un ça veut rien dire), mais la perspective de me recoltiner 2 plombes de marche dans l'autre sens ça m'enchante moyen.

Alors bon, à droite un champ, à gauche ça monte dru. Ah bin tiens, si ça monte, ptêt de là-haut, je pourrais voir où je suis. Allez zou je grimpe, une fois presque en haut, je choppe une racine, qui lâche, et je me retrouve à glisser... meeeerde... Bon spas grave si je me retourne, y'aura quoi? 3 mètres... c'est rien.

Je me retourne.

Ah bin non, c'est plus 10 mètres que trois... En moins de temps qu'il n'en faut pour dire ambulance siouplé je fais un peu de toboggan... wéééééééééé. Résultat des courses, je suis toujours en bas, je sais toujours pas où je suis, et en plus j'ai mal à la dix-septième lettre. Trop contente.

C'est à ce moment que le souvenir de ce bouquin que j'ai lu, m'est revenu en pleine face... Juste le stress qui me manquait. Hourra...

Et pis là au loin, sur un autre sentier, je vois mon futur sauveur... un cycliste. Je fais ce que toute personne censée, logique et dans ma situation ferait... je huuuurle... Effrayé par mes cris de pucelle effarrouchée en gentil garçon, il s'arrête, et fait demi-tour... (même pas il a peur, respect m'sieur). J'arrive à sa hauteur, et j'lui demande siouplé m'sieur comment qu'on fait pour aller dans Maville ?

J'm'attendais à plusieurs réactions, qu'il se foute bien de ma tronche et me dise que chuis hyper loin, et que j'ai plus qu'à faire de demi tour, et tant pis pour ma pomme. Ou alors qu'il me regarde l'air con pask'en fait Maville, bin il en a jamais entendu parler (3000 habitants env. quand même). Mais en fait non, il a pitié de ma détresse et m'indique que Maville c'est vraiment pas loin, genre 1 kms quoi, et que si je continue le sentier, je la vois dans cinq minutes. Chuis à deux doigts de lui sauter dessus et de lui rouler une pelle, mais je me retiens, paske je suis une fille sage, pis surtout je n'ai plus de forces.

Je continue sur le chemin et je vois Maville, mais bon, mon sauveur en fait il a pas le compas dans l'oeil, paske bon son kilomètre, mais j'en vois plutôt cinq...

Je suis au milieu d'un champ, j'ai quitté cette saloperie de forêt, et il ne me reste plus qu'à suivre la route.

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Enfin, 45 mins plus tard je rentre chez moi... Il est 19h45... Et plus jamais je veux entendre parler de forêt. Berk la forêt. La forêt sénul. Moi j'aime pas la forêt.

Et pour la conclusion estampillée la loose ultime sinon c'est pas drôle, sur le retour je me suis rendue compte que j'ai paumée ma montre en route, et j'ai même pas fait demi tour... Parce que crever de fatigue, faim, soif, en forêt ça faut finalement pas une montre.

Et pour la conclusion estampillée je flingue mon régime et j'ai même pas honte, avant de rentrer chez moi, j'ai fait escale au resto italien pour commander une platrée de pasta... spas d'ma faute, c'est la leur, z'avaient pas à être sur mon chemin. Na !

Copyright shookett qui a pondu ce chef d'oeuvre aux alentours de 18:14 - Shookett, un art de vivre - Vous m'avez envoyé 4 insultes - Permalien [#]

Commentaires

    Quelqu'un a parlé de sens d'orientation ? Késako, keskecétikeça ? Eh ben, c'est comme les cartes, il faut que ce soit à l'endroit ! (bon, je n'irais pas jusqu'à dire qu'il faut un... cerveau d'homme, non, non, ne me faîtes pas dire ce que j'ai écrit

    Démonstration, in situ, dans un peu plus d'un mois avec des airs de chasse au trésor (tiens, j'ai trouvé une montre Es*rit), ça promet...

    Copyright Phil. le 07 mai 2007 à 14:10
  • Ouais, mais après, tu es allée te détendre dans des thermes avec mouâ !!!
    Moi, j'ai eu ma séance de jogging de plus d'1 plombe qui m'a mise sur les rotules et toi, ta balade en forêt ...
    Chacune ses misères, hein ?
    En tout cay, sympa ton muguet : il valait franchement le détour !!!
    T'as eu raison d'aller te perde en forêt pour ces 2 misérables brins, ils valaient franchement le détour. T'aurais regretté après de pas les avoir vus ! Erf !!! Mdr ta balade en forêt !!!

    Copyright Charlotte le 07 mai 2007 à 14:43
  • Ouais, mais après, tu es allée te détendre dans des thermes avec mouâ !!!
    Moi, j'ai eu ma séance de jogging de plus d'1 plombe qui m'a mise sur les rotules et toi, ta balade en forêt ...
    Chacune ses misères, hein ?
    En tout cay, sympa ton muguet : il valait franchement le détour !!!
    T'as eu raison d'aller te perde en forêt pour ces 2 misérables brins, ils valaient franchement le détour. T'aurais regretté après de pas les avoir vus ! Erf !!! Mdr ta balade en forêt !!!

    Copyright Charlotte le 07 mai 2007 à 14:43
  • MUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAA!!!

    et après on accuse les autres quand on loupe son train.. moué... en fait, la loose, c'est pas moi, hein:

    Copyright sifi le 07 mai 2007 à 18:55

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