Les Chroniques de Shookett

billets d'humeur et d'humour, pis d'abord je dis ce que je veux !

25 avril 2007

Hommes sensibles s’abstenir

(y’a un passage gore faisez gaffe)

C’est un fait paraît-il universel, les femmes indisposées elles sont de mauvais pwal.

On a toujours un collègue, copain, connaissance, vague rencontre pour te demander l’air goguenard bin kesta ? taté règles ? si jamais vous montrez un semblant de stress à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose (genre Jocelyne de la compta elle nous a pas dit bonjour ce matin, ou la machine café est tombée en rade juste après que tout le staff de direction se soit copieusement servi avant de s’enfermer en réunion).

Mais chais pas pourquoi j’ai toujours cru que moi non. Je me suis toujours dit que je suis une sorte d’extra-terrestre qui est toujours d’humeur égale même quand j’ai mes ragnagnas (oh mon Dieu quelle expression pourrave !).

Bon en même temps chuis pas dupe. Chuis une fille normale, donc doit bien y avoir un ou deux signes qui montrent que ma jauge de stress monte dangeureusement dans le rouge cramoisi à certains moments de la journée. Vous savez ces moments où vous sentez que vous êtes prête à vous transformer en Incroyable Hulk au moindre proute de traviole.

Beh finalement vous me croirez ou non (mais en fait vous avez tout intérêt à me croire, j’peux encore mordre) mais hier j’ai failli faire péter le thermostat une paire de fois.

Illustration 1 – coupable : la poste, victime : la porte du bureau de poste, le buraliste, une boîte à lettres (épargnée de justesse)

Pause de midi, j’ai une enveloppe jaune poussin en ma possession, qui doit faire à peu près 15m2 et qui doit partir impérativement ce jour, sinon y’a un paradoxe temporel, et l’univers explose. C’est comme ça (pissétou). Il est midi, je quitte le cirque et je vais à la poste à pieds pask’il fait beau et que ma conscience écolo vient de se réveiller. Un ptit quart d’heure de marche plus tard, j’arrive devant la porte du bureau qui est bien entendu fermée. Aaaargh. Bande de fonctionnaires va ! En gros les horaires d’ouverture c’est du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00, fermé le samedi. Pour resumer si tu dois envoyer un colis ou chercher un recommandé, bin tu prends congé, c’est pas compliqué en fait (c’est juste immensément chiant). Je re-tente d’ouvrir la porte (genre avec mes supers pouvois on sait jamais hein ?) pis comme elle veut rien savoir, je l’insulte comme ça pour la forme. Paske. Je vais au bureau de tabac juste à côté qui lui est ouvert entre midi (logique, tu peux pas aller chercher ton recommandé ou envoyer un paquet entre midi, mais acheter tes clopes ou le nouveau Cosmo qui t’explique comment gérer le stress menstruel, ça tu peux) et je lui demande poliment (ou ordonne tout est brouillé maintenant) un carnet de timbres. J’lui demande s’il sait combien de timbres il faut pour que l’enveloppe arrive à bon cochon port, mais il sait pas (ignorant). J’ai résisté à l’envie de lui trancher la jugulaire avec mes timbres et je suis sortie. Je passe devant une boîte à lettres (respire respire respire) je résiste à l’envie de lui décocher un coup de pied, pis en fait je me dis que collerai bien 3 ou 4 timbres sur l’enveloppe, comme ça au pif, pis on verra bien. Wé mais non, la fente est trop petite (la fente de la boîîîîteuh bande de pervers). Je reviens au cirque armée d’un sandouiche aquis en route, qui fera les frais et paiera pour la poste. Assise à mon bureau, mon collègue note que j’ai toujours l’enveloppe et me demande, l’air cool bin pourquoi tu vas pas au service postal ici au cirque ? (le tape pas le tape pas le tape pas). Mais pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ??? Aaaaargh mais qu’elle coooooooooooonne ! Je file à la poste du cirque, but : peser et affranchir l’enveloppe, et accessoirement l’expédier. Le préposé pèse puis me dit oooh mais c’est une maxi lettre, en fait elle est hyper légère, mais ça va quand même coûter beaaaucoup plus cher que si tu prends une enveloppe plus pet il s’est arrêté net, il a vu dans mon regard quelque chose qui devait signifier si tu plies le contenu, j’te déchire à mains nues. On a affranchi avec les moyens du bord (si le destinaire collectionne les timbres, il a gagné sa journée, sinon il a de quoi commencer), et j’ai pu rentrer dans mon bureau. Vachement plus zen.

Illustration 2 – coupables : mes collègues femmes, aucune victime n’est à déplorer (miraculeusement)

Bon une fois par mois, les femmes doivent redoubler d’effort pour que certaines actions logistiques passent inaperçues, notamment le transit jusqu’aux commodités les plus proches. Combinez ça avec certaines vertus de la caféine. Donc bon, quand on finit par siéger on aime bien avoir un peu d’intimité et avoir un assez large périmètre dégagé pour que certaines actions sonores notamment qui ne laissent planer aucun doute sur nos actions dans l’isoloir ne soient perçues par aucune tierce personne. En gros dans ces moments là je fais bien attention à être seule au ticoins avant d’entamer quoi que ce soit. Quatre fois. J’ai tenté quatre fois un repli stratégique aux c*iottes. Et par quatre fois, j’ai eu l’impression de rentrer dans une salle de réunion. Blindé ! Tout le temps. Outre le fait de ne pas pouvoir y faire ce qu’on voudrait, les conversations incessantes limitent quelque peu la concentration nécessaire au bon déroulement des opérations. Le drâme a bien failli arriver, j’étais à ça de brailler un mais b*rdel vous allez dégager oui ou m*********rde ? Je veux de l’intimité ptn !!! Mais en fait non, j’ai été d’un calme olympien, et d’une patience à (presque) toute épreuve.

Illustration 3 – coupable : la bonne femme devant moi à la caisse du AuxChamps, aucune victime à déplorer (même pas drôle)

Après avoir été taxer une bise chez Samantha et Dobeliou, je suis allée faire un peu de ravitaillement chez AuxChamps, juste pour faire en sorte que Polochon et moi ne crevions pas de faim. J’ai maximum 5 articles sur le tapis, c’est cool, pas de caisse rapide, bon bin je prends la première que je trouve. Le caissier (oui je sais on dit hôte de caisse, mais proute)(et je suis constructive si je veux) passe les articles vitesse grand V de la personne devant moi, et la fille preeeeeeeeeend touuuuuut son teeeeeeeeemps pour jouer à Tetris dans ses sacs de courses (aloors mes yaourts ou bifidus actif dessous pask’y en a 12, pis les 0% par 10 aux dessus, ensuite mes carottes, ah bin non j’ai oublié la pastèque, c’est pas grave je recommence). Elle a pas rangé le tiers de ses courses, que le montant est déjà annoncé, mais bon pas trop de choses en même temps après elle risque de se fouler un cheveu et ce serait ballot. Elle finit par tout ranger par ordre alphabétique et par couleur (parce que c’est plus joli comme ça) et va enfin payer Aloooooors en fait je paye 18,69 par carte, et 47,54 en liquide, c’est plus facile. Là chuis à deux doigts de l’anévrisme… ça siffle par les oreilles et par les yeux. Je suis à deux doigts de sortir une phrase assassine genre ‘ttention y’a un pot de yaourt qui dépasse et quand je prends le caissier à témoin, je me rends compte que c’est un canon sa race, que si la nana elle pouvait zapper son code de carte, ça m’arangerait limite. Paske miam quoi. Mais non steu conne elle arrive finalement à taper son code, et elle se barre, et moi bien sûr j’ai mes trois courses toutes pourraves même pas crédibles. J’aurais pu avoir un bouquin genre les dix-sept meilleures positions du kamasutra – mode avancé ou la physique quantique pour les nuls mais non, juste un paquet sachets fraîcheurs de Ouiskass, des tomates, et des steak hachés. La loose quoi.

Bon sinon la chance c’est que ça dure jamais longtemps, 2 jours, 3 grand maximum, pis c’est bon on en parle plus. Pis j’ai encore tué personne (enfin je crois pas). Sinon en temps normal je suis une petite chose douce et fragile. Sisi.

Copyright shookett qui a pondu ce chef d'oeuvre aux alentours de 11:14 - Shookett, un art de vivre - Vous m'avez envoyé 3 insultes - Permalien [#]

Commentaires

    koi de 9?

    Copyright marthe A. le 14 janvier 2013 à 21:49
  • J'aime voir que le quotidien de Shookett est quasi le même que le mien (ok, j'avoue, j'ai pas de Polochon à la maison) prend une tounure aussi drôle.
    La prochaine fois que des tuiles semblables m'arriveront, comme elles arrivent à tout loe monde, avouons-le, je penserai à ce post et je me dirai : Faut rigoler ! Tout ça reste malgré tout assez fun et assez cocasse. La vie est belle et drôle sous tes mots, Shookett même quand ils décrivent de telles "galères": c'est finalement pas grand-chose.
    Conclusion : mieux vaut en rire de tout ça et c'est vrai que c'est très drôle.
    Je ne me moque pas, je me moquerai de moi-même (Savapa nan ??? vais pas aider les autres en plus !!!).
    Allez, avouons-le : je suis sûre que c'est arrivé à tout le monde.
    Merci Shookett !

    Copyright Charlotte le 25 avril 2007 à 11:46
  • vétedire... parfois j'ai même pas besoin d'avoir mes ragnagnas pour être comme ça... si, si...

    Copyright sifi le 26 avril 2007 à 22:58

M'insulter en public